Dans la région du Maghreb, la Tunisie est le pays où le taux d’érosion est le plus élevé pour les sections en érosion, qui perdent 2,4 mètres par an en moyenne, ce qui entraîne des pertes et des dommages qui s’élèvent à environ 2 ,8% du PIB, selon un rapport de la Banque Mondiale.

Selon ce rapport intitulé « Côtes en voie de disparition au Maghreb : L’érosion côtière et ses coûts », publié en septembre dernier, l’érosion côtière entraîne des coûts directs substantiels à plus de 1,1 milliard de dollars en Tunisie. Ces coûts sont estimés à 434 millions de dollars au Maroc et à 273 millions de dollars en Libye.

La progression de l’élévation du niveau de la mer et la probabilité accrue de phénomènes météorologiques extrêmes dus aux effets du changement climatique se traduiront très probablement par des coûts encore plus élevés à l’avenir, prévient la banque mondiale dans son rapport.

Dans ce contexte, l’institution financière a jugé indispensable d’agir au plus vite afin d’atténuer les coûts directs actuels et futurs avec leurs impacts associés sur les populations côtières qui dépendent du secteur touristique pour subvenir à leurs besoins.


En Tunisie, l’activité économique liée au secteur du tourisme s’est élevée à 14,2% du PIB en 2018, offrant des opportunités d’emploi à plus de deux millions de Tunisiens, selon la Banque Mondiale.

Une action immédiate devrait donc être considérée comme indispensable, à la fois pour atténuer les coûts directs actuels et futurs avec leurs impacts associés sur les populations côtières, souligne la même source, ajoutant que les budgets consacrés à la protection des côtes restent limités.

Un prochain rapport sera bientôt publié, intitulé « Blue Skies, Blue Seas », « Cieux Bleus Mers Bleus » qui analyse trois des problèmes environnementaux les plus urgents dans la région MENA, dont l’érosion côtière, indique la BM. La semaine dernière, une étude élaborée par le ministère de l’Environnement, avec l’appui de l’Ambassade du Royaume-Uni avait prévenu qu’une élévation de la mer de 50 cm pourrait entraîner des pertes économiques évaluées à 3,6 milliards de dinars dans le secteur touristique.

Ce secteur qui représente 14,2 % du PIB national, risque de perdre près de 1 000 emplois par an, d’après cette étude.